15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance

Les Japonais sont très superstitieux. Prière, pèlerinage, porte-bonheur, amulettes ou gri-gri, tout est bon pour attirer la chance, la bonne santé, la prospérité dans les affaires, le travail ou les relations, ou au contraire, une protection pour éloigner le mauvais sort, la malchance ou les yôkaï malfaisants. Découvrez la liste complète des porte-bonheurs japonais populaires au Japon.

Le maneki neko, le porte-bonheur le plus célèbre du Japon

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Panneau d’affichage avec un maneki neko tout mignon qui invite le client à entrer - Photo tirée du Konjakuryoko de 2019Tout le monde connaît ce petit chat porte-bonheur japonais. Restaurants, magasins, vitrines ou maisons, il orne les étagères pour attirer la chance ou la prospérité dans les affaires.

Littéralement, le « chat qui invite » est toujours représenté avec une ou ses deux pattes levées. La patte droite attire la richesse en affaires comme dans les relations, l’argent et la bonne fortune. Quant à la patte gauche, elle attire le client, le visiteur ou l’amitié.

Le maneki neko traditionnel est de couleur blanche. Il peut être habillé d’un collier rouge avec une clochette ou d’une bavette. Parfois, il tient une pièce ovale représentative de la monnaie de l’ère edo. On y retrouve aussi trois kanji célèbres. Envie de connaître leur signification ? Retrouvez l’information dans notre article sur le maneki neko.

À Tokyo, les temples Gotokuji et Imado Jinja sont entièrement dédiés à ce chat japonais porte-bonheur.

Le daruma, un autre porte-bonheur populaire au Pays du soleil levant

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Montage de Daruma aux visages sévères - Photo de Roméo A. sur UnsplashMalgré son visage sévère et sa forme incongrue, le daruma est un des objets porte-bonheurs les plus populaires du Japon.

À l’origine, ce petit culbuto de couleur rouge était fabriqué en papier. Il représente Bodhidharma, un moine persan d’origine indienne à l’origine du bouddhisme zen.

Le daruma est traditionnellement vendu avec les yeux blancs. On peint une première pupille noire en faisant un vœu. Quand celui-ci se réalise, la seconde est dessinée. Le daruma est ensuite brûlé au temple en fin d’année.

Le daruma japonais traditionnel est rouge, mais on le retrouve de plus en plus souvent décliné de différentes couleurs en fonction de l’effet recherché. Par exemple, le bleu sera pour la force mentale, le violet pour la longévité et le doré pour la richesse.

Dans les signes distinctifs du daruma, il y a les kanji écrits sur son ventre. Chacun de ces kanji permettent de cibler un domaine de chance précis.

La kokeshi : entre jouet et porte-bonheur

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Les kokeshi du musée des kokeshi du musée Zao - source photo du Zao Kokeshi MuseumComme on vous l’a expliqué dans notre article dédié à la kokeshi, l’origine de la célèbre poupée japonaise est obscure.

Jouet, représentation d’un enfant décédé ou objet en bois décoratif, la poupée japonaise est aujourd’hui un objet porte-bonheur qu’on offre à une personne qui nous est chère.

Elle est fréquemment peinte avec des décorations de couleur rouge. Cette couleur a la réputation de tenir éloignés les mauvais esprits, mais aussi d’apporter la santé ou de souhaiter un bon rétablissement.
Les motifs des kokeshi traditionnelles sont un peu la signature du maître artisan qui l’a confectionnée. Par exemple, la kokeshi Naruko est ornée de très beaux chrysanthèmes tandis que celle de la famille Tsuchiyu est décorée avec de simples traits multicolores.

Omikuji : le futur sur un bout de papier

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Guirlande d’omikuji, de petits papiers qui prédisent l’avenir - Photo de Boudewijn Huysmans sur UnsplashLes omikuji sont de petits morceaux de papier sur lesquels sont écrites des prédictions. On les trouve dans tous les temples et sanctuaires nippons.

Signifiant littéralement « loterie sacrée », on pioche le bout de papier dans une boite après avoir tiré au sort une tige de bambou indiquant le numéro de la boite en question.

Il existe plusieurs degrés de chance et de malchance. Les prédictions les plus positives sont appelées dai-kichi. Elles annoncent chance, réussite ou prospérité pour l’année à venir.

Les plus négatives sont appelées kyo. Quand ces omikuji annoncent un mauvais présage, ils sont accrochés sur un fil ou un arbre dans le temple, pour briser la prédiction.

Omamori : la chance dans un sachet

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Petit lot d’omamori, des petits sachets en tissu soyeux de toutes les couleurs contenant une prière - Photo du site Omamori Charm Heritage JapanLes omamori sont de petits sachets en tissus soyeux. Très colorés, ils contiennent une prière qui a été bénie par un prêtre du sanctuaire.

Réussite aux examens, bonne santé, richesse, prospérité, amour sont les thèmes les plus communs des prières des omamoris.

Ces petits objets porte-bonheurs sont à porter sur vous ou dans votre poche comme une amulette. Mais il faudra être très vigilant à ne jamais l’ouvrir pour ne pas briser la prédiction.

Les omamori sont brûlés dans un feu sacrificiel à chaque fin d’année.

Ema, l’avenir sur une tablette en bois

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Tablettes en bois votives accrochées devant le temple du Gotokuji - photo du konjaku ryoko 2023Les ema sont un autre type de porte-bonheur qu’il est courant de retrouver dans les temples. La prière est inscrite par vos soins sur ces tablettes votives en bois.

Les plus créatifs les décorent avec de magnifiques dessins traditionnels ou non, ou des personnages de manga. D’autres préfèreront soigner leur calligraphie.

Elles sont ensuite accrochées au temple où elles ont été achetées pour rester sous la protection du kami, le dieu du sanctuaire.

Certains temples possèdent leur propre ema. Par exemple, celui du temple Fushimi inari, le sanctuaire de Kyoto dédié au renard messager du dieu Inari, les ema sont en forme de renard. Il en existe beaucoup d’autres en fonction du temple ou de la région visitée.

La chance au gré des vents avec la koinobori

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Illustration représentant l’installation typique des koinobori pendant la journée des enfantsLa koinobori est une manche à air en forme de carpe koï qui rappelle les cerfs-volants.

Elles sont très répandues au Japon pendant le kodomo no hi, la fête des enfants. Cette fête a lieu le 5 mai dans tout le Japon. Mais pour profiter longtemps de ces majestueuses carpes volantes, certains Japonais les sortent dès le mois d’avril.

Ces carpes koïs en tissu sont accrochées devant les maisons. Il est d’usage de brandir une carpe koï pour chaque membre de la famille :

  • la carpe noire représente le père ;
  • la carpe koï rouge représente la mère ;
  • les autres carpes koïs représentent les enfants

À l’époque d’Edo, elles étaient réservées aux garçons, pour leur souhaiter de grandir en bonne santé et de devenir des hommes forts et courageux. Cette pratique s’est aujourd’hui largement démocratisée au Japon.

En occident, la koinobori est utilisée comme décoration pour les terrasses et les espaces extérieurs.

Teru teru bozu, les poupées de chiffon porte-bonheur

Les teru teru bozu sont de petites poupées en tissu ou en papier, fabriquées à la main. Elles sont généralement accrochées aux fenêtres pour chasser la pluie.

Pour que l’amulette soit efficace, le rituel implique de chanter une petite comptine :

Teru-teru-bōzu, teru bōzu (Teru teru bōzu, teru bōzu)
Ashita tenki ni shite o-kure (fais qu’il fasse beau demain)
Itsuka no yume no sora no yo ni (comme le ciel dans un rêve parfois)
Haretara gin no suzu ageyo (s’il fait soleil, je te donnerai un grelot d’or)

Teru-teru-bōzu, teru bōzu (Teru teru bōzu, teru bōzu)
Ashita tenki ni shite o-kure (fais qu’il fasse beau demain)
Watashi no negai wo kiita nara (si tu réalises mon souhait)
Amai o-sake wo tanto nomasho (on boira beaucoup de saké doux)

Teru-teru-bōzu, teru bōzu (Teru teru bōzu, teru bōzu )
Ashita tenki ni shite o-kure (fais qu’il fasse beau demain)
Sore de mo kumotte naitetara (car si les nuages pleurent)
Sonata no kubi wo chon to kiru zo (je devrais te couper la tête)

Malgré l’ambiance sombre des paroles, cette chanson est très largement répandue par les enfants, qui s’amusent à fabriquer ces petites poupées artisanales à l’école.

La teru teru bozu à une allure de fantôme. Elle est très souvent accrochée aux fenêtres en prévision d’un événement en extérieur important comme un matsuri ou un voyage scolaire pour s’assurer que le soleil sera au rendez-vous.

Uso, l’oiseau porte-bonheur

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Uso, la figurine de bouvier à rouflaquette en bois échangé pendant la cérémonie d’usokae - Crédit photo Birding BobL’uso, ou kiuso, est une petite statuette en bois porte-bonheur. Peinte à la main, elle représente un oiseau emblématique du Japon appelé bouvreuil.

L’uso est le symbole du mensonge. Ce petit oiseau en bois va accumuler toute l’année la malchance, vos mensonges et mauvaises actions.

Le 7 janvier a lieu au Japon, le dazaifu tenmangu, aussi appelé le festival Usokae, à Fukuoka. Pendant cette cérémonie, les participants ramènent leur uso pour le brûler.

Puis les gens font un don au temple pour récupérer leur figurine de bouvreuil et se les échangent tout au long de la soirée.

Une fois le festival terminé, chacun ramène chez soi son oiseau en bois qui lui apportera la bonne fortune pour l’année à venir.

D’autres temples dédiés à Tenjin pratiquent l’Usokae à cette même période.

Inu Hariko, le petit chien porte-bonheur

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Extrait d’un article du blog illustré de Joranne parlant de l’inu Hariko, un petit chien porte-bonheur à offrir aux enfants et aux femmes enceintes pour les protégerLe inu Hariko, signifie littéralement « chien en papier mâché ». Cette statuette représentant un petit chien est un symbole de protection.

Il peut être offert aux enfants lors de leur première visite au sanctuaire pour leur souhaiter longévité et protection.

Mais aussi aux femmes enceintes pour les protéger et leur souhaiter d’accoucher plus « facilement ». Cette pratique vient du fait qu’au Japon, le chien est un symbole de fertilité, les femelles ne connaissant pas de complications pendant la grossesse.

Pour en savoir plus sur le Inu Hariko, retrouver le blog magnifiquement illustré et drôle de l’illustratrice et auteure Joranne.

Sarubobo, le petit singe protecteur

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Magnifiques sarubobo rouge, les “bébés singes” fabriqués à la main à Takayama pour porter chance aux filles et aux femmes - Image du site officiel de la ville de TakayamaSarubobo signifie littéralement « bébé singe ». Cette petite poupée rouge est un talisman typique de Takayama, dans la région de Gifu.

Le sarubobo était traditionnellement fabriqué par les grands-mères japonaises pour souhaiter à leurs petites filles prospérité en amour et fertilité.

Aujourd’hui, le sarubobo s’est démocratisé. S’il est communément offert aux femmes enceintes pour leur souhaiter une bonne santé et une grossesse facile, on peut aussi l’utiliser pour éloigner le mauvais sort, souhaiter la réussite à des examens, une bonne longévité ou la richesse.

Pour en savoir plus sur la fabrication du sarubobo et sa place dans la culture locale, retrouvez notre reportage filmé à Takayama : https://www.youtube.com/watch?v=Rrb-s7bT5oU&ab_channel=KonjakuTV

Senbazuru, la guirlande de mille grues

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Senbazuru, les guirlandes de 1000 grues multicolores en origami accrochées dans les temples pour attirer la santé et souhaiter une grande longévitéLa grue est un animal totem du Japon. Depuis des siècles, elle est représentée sur les kimonos, les estampes Ukiyo-e ou encore comme logo de grandes entreprises japonaises.

Aussi appelées tsuru, les grues sont un symbole de loyauté et de force. Elle est vénérée au Japon en tant qu’oiseau porte-bonheur.

Senbazuru signifie « mille grues ». Dans la superstition nippone, il est dit que plier mille grues en origami pour en faire une guirlande donne le droit d’exprimer un souhait.

Cette guirlande de grue est offerte à une personne malade pour lui souhaiter un bon rétablissement, ou offerte en cadeau de mariage d’un père à sa fille pour souhaiter au couple une longue vie d’amour et de bonheur.

Tanuki, le chien viverrin japonais

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Familles de tanuki, le chien viverrin japonais avec son chapeau de paille et ses organes génitaux démesurésLe tanuki est un animal mythique appartenant aux légendes japonaises. Cette adorable boule de poils ressemble à un raton laveur habillé d’un chapeau et possédant des testicules géants.

Catégorisé comme un yôkaï, le tanuki est une créature fourbe et malicieuse capable de changer d’apparence.

Dans la culture nippone, le tanuki est un symbole de bonne fortune et de prospérité. C’est pourquoi vous pouvez retrouver au Japon des statues à son effigie devant les boutiques, les ryokans et les restaurants.

Shisa et komainu les lions protecteurs

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Komainu en or accroché à l’entrée d’un temple pour protéger les divinités - Photo de S. Tsuchiya sur UnsplashSi vous avez déjà eu la chance de visiter un temple japonais, vous avez sans doute aperçu deux lions majestueux de chaque côté de la porte principale.

Ces lions, appelés komainu, protègent les temples et les foyers des esprits maléfiques.

Très ressemblantes, ces deux statues ne sont pourtant pas identiques.

La statue de gauche a généralement la bouche fermée afin de prononcer le son « Um », dernière lettre de l’alphabet sanskrit, représentant la mort. Il est appelé Ungyou.

Le lion de droite, portant le nom d’Agyou, prononce le son « A », premier symbole du même alphabet qui représente la vie. À eux deux, ils forment le son « Aum », ou « Om », syllabe divine qui renfermerait les secrets de l’univers (à lire à l’envers, comme le sens de lecture traditionnel au Japon).

Le shisa est une sorte de petit cousin du komainu, propre à la région d’Okinawa. Contrairement au lion divin, le shisa est le protecteur de la maison et du foyer.

Shichifukujin, les sept dieux de la chance et du bonheur

15 porte-bonheurs japonais pour attirer la chance - Estampe traditionnelle représentant les 7 dieux de la chance, les shichifukujin sur leur takarabune - image libre de droitEntre croyance religieuse et superstition, il n’y a qu’un pas. La présence des 7 dieux de la chance dans le folklore japonais n’est donc pas une surprise.

Les shichifukujin sont issus de croyances bouddhistes et shintoïstes, mais aussi hindouistes et taoïstes.

Ces sept dieux de la chance sont représentés dans un bateau appelé Takarabune. Ils distribuent des cadeaux et des présents aux personnes méritantes lors de la nouvelle année.

Chaque dieu a sa propre symbolique :

  • Jurôjin, le dieu de la sagesse et protecteur des personnes âgées ;
  • Bishamonten, le dieu en armure, symbole du courage et protecteur des richesses ;
  • Fukurokuju, le dieu de la longévité, de la sagesse, mais aussi des joueurs d’échecs ;
  • Ebisu, le dieu de la pêche, des océans et du commerce qui porte une dorade sous le bras ;
  • Benzaiten, la déesse de la musique, de l’éloquence et des arts, protectrice des artistes et des geishas ;
  • Daikokuten, le dieu de la cuisine et du commerce portant un sac de riz rempli de richesse ;
  • Hoeti, le dieu de la chance et de la popularité au visage rond et protecteur des enfants.

On retrouve des représentations des shichifukujin en sculptures, peintures et sur les talismans dans les temples et sanctuaires nippons, mais aussi dans les bars, restaurants et boutiques japonaises.

Au Nouvel An, les habitants de Shirakawa, dans la préfecture de Gifu, célèbrent l’arrivée des divinités en se déguisant à leur image et en dansant dans le village.


Talisman, amulette, symbole, statuette ou divinités protectrices, les Japonais ne manquent pas de moyens pour s’attirer la chance, la fortune, la réussite ou encore la santé. Et la bonne nouvelle ? Retrouvez dans la boutique des porte-bonheurs comme le célèbre maneki neko, le daruma, la koïnobori ou les magnifiques sarubobo fabriqués à la main à Takayama. Vous pourrez vous aussi attirer la chance avec vos précieux porte-bonheurs japonais.

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